Véranda bioclimatique



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La véranda est dite bioclimatique quand elle s’insère dans une logique globale de maîtrise de l’énergie. Son principe : capter un maximum d’énergie solaire passive pour assurer par un système de murs à forte inertie une restitution graduelle de la chaleur captée dans le maison.

Le principe de fonctionnement d’une véranda bioclimatique est d’installer un maximum de surface vitrée pour capter au mieux les rayons du soleil et restituer la chaleur à l’intérieur de la maison par l’action conjuguée d’un mur à forte inertie (qui stocke la chaleur) et un système de ventilation qui diffuse la chaleur dans les pièces de la maison.

Le principe d’une véranda bioclimatique

La véranda bioclimatique se compose d’une véranda mais pas seulement. En fait, le principe d’une véranda bioclimatique repose sur plusieurs éléments indissociables :

Des surfaces vitrées : La véranda en elle-même se charge de capter la chaleur du soleil. Ses surfaces vitrées agissent comme des capteurs et des amplificateurs de chaleur. En d’autre terme, la véranda piège la chaleur du moindre rayon de soleil en intersaison et en hiver !

Un système de stockage de chaleur : La chaleur captée par les surfaces vitrées est stockée par un système de mur à forte inertie réalisé le plus souvent en matériau monomur, ou en terre cuite ou encore en parpaings pleins. Ce mur est généralement de couleur sombre pour accumuler encore plus la chaleur. Quand le soleil se couche, la véranda garde une température élevée puisque le mur attenant qui a été chauffé dans la journée par la véranda restitue la chaleur progressivement.

Un système de ventilation efficace : Pour que la chaleur accumulée la journée et celle restituée la nuit par le mur capteur profitent à l’ensemble des pièces de la maison, une installation de ventilation pointue est installée entre la véranda et le reste des pièces.

Quelle véranda ?

Une véranda bioclimatique peut être installée sur une maison existante et à plus forte raison sur une maison neuve. Pour décupler les performances du système, la véranda devra être encastrée dans le bâti sur deux étages et prolongée sur le toit de la maison sous la forme d’une verrière. En adoptant ce système, la circulation d’air entre les ouvertures de la véranda et les fenêtres à l’étage permettent une bonne diffusion de la chaleur l’hiver et un bon rafraîchissement l’été en créant un courant d’air. En hiver, le fonctionnement de la véranda repose sur une convexion d’air qui ne peut se faire que quand les portes et fenêtres séparant la maison de la véranda sont ouvertes (tant au rez-de-chaussée qu’à l’étage). Les ouvertures entre la véranda et l’extérieur placées en partie haute et basse de la véranda permettent d’entretenir un « tirage naturel ». En l’absence de ses occupants, quand les ouvertures doivent être fermées pour des questions de sécurité, un système de ventilation forcée prend le relais. Elle s’enclenche automatiquement à l’aide de 2 capteurs de température dès que la température de la véranda est supérieure à celle de la maison. Quand la maison est équipée d’une ventilation mécanique contrôlée (simple flux), l’air froid extérieur peut être prélevé dans la véranda et sera donc préchauffé.

Les spécialistes préconisent pour avoir de bons apports de chaleur en hiver une surface vitrée comprise entre 20 et 40 m² . Cette surface doit pouvoir s’ouvrir sur au moins 25 % pour limiter la surchauffe pendant l’été. Tous les matériaux classiques sont adaptés à une véranda bioclimatique (alu, fer, bois...). Pour tirer le meilleur parti de toute l’installation, la maison doit être parfaitement isolée.

Quelle performance ?

L’installation d’une véranda bioclimatique permet d’économiser jusqu’à 50 % du coût de chauffage.

Les apports en énergie solaire par mètre carré de vitrage et par an sont en moyenne de :

  • 80 à 120 kWh/m² pour une véranda encastrée, à toiture opaque et isolée ;
  • 60 à 90 kWh/m² pour une véranda encastrée, à toiture vitrée ;
  • 40 à 60 kWh/m² pour une véranda semi-encastrée.

Des crédits d’impôt possibles mais pas systématiques

Si à première vue, le principe de la véranda bioclimatique entre de plein droit dans la logique d’économie d’énergie en utilisant de plus une énergie propre et renouvelable, l’état n’a pas encore inscrit l’installation d’un tel procédé sur ses listes d’aménagements aidés. Malgré cela, il est toutefois possible d’obtenir une aide sous forme de crédit d’impôt au moment de l’installation d’une véranda bioclimatique. Cette aide n’est pas systématique. Il faut aller la négoce avec à l’appui un dossier technique probant. Ce dossier doit comporter notamment un rapport d’évaluation de l’installation par un thermicien spécialisé. Ce dernier peut en procédant à des mesures démontrer que l’installation est véritablement un plus quant à l’apport de chauffage. Si le dossier est convaincant, les factures de vitrages de la véranda pourront bénéficier d’un crédit d’impôt de 50 % des frais engagés à concurrence d’un plafond de 8 000 €.