Piscine naturelle



Piscine naturelle  Envoyer

 

Les piscines naturelles sont écologiques et parfaitement intégrées dans le paysage. Elles se caractérisent par un traitement de l’eau 100% naturel à l’aide de plantes aquatiques filtrantes installées dans une partie du bassin.

Les piscines naturelles appelées aussi piscines biologiques ou encore étang de baignade sont encore peu fréquentes en France mais tendent à se généraliser dans les pays nordiques. Elles se caractérisent principalement par leur système de fonctionnement et non pas seulement sur leur type de construction. En effet, si le plus souvent les piscines naturelles se présentent sous la forme simple d’un trou creusé dans le jardin muni d’une bâche étanche, elles peuvent aussi se présenter sous la forme d’un bassin en polyester, en bois ou en béton sans que cela n’est d’incidence sur leur caractère « biologique ». Une piscine écologique décompose biologiquement les bactéries nocives. L’eau est dépurée par les racines des plantes. Les piscines naturelles peuvent être conçues pour s’adapter avec n’importe quel jardin. Chaque piscine naturelle est unique de part sa méthode de construction et son aspect . Elle peut par exemple ressembler à une piscine conventionnelle, à une piscine avec des bords de plage ou à un étang d’agrément.

Les caractéristiques d’une piscine naturelle

La principale caractéristique d’une piscine naturelle tient à la façon dont est traitée l’eau de baignade. Ici, pas de chlore ni d’algicide : l’eau d’une piscine naturelle est traitée par filtrage mécanique et aquatique ou par seul filtrage biologique. Deux techniques de constructions sont possibles :

  • Piscine à traitement mécanique et biologique : ce type de piscine naturelle dispose d’un drain de fond et d’un drain de surface comme les autres piscines. Le système en circuit fermé fonctionne en retour par gravitation. L’eau qui est pompée est envoyée dans un filtre à sable. Ce filtre élimine les particules en suspension. Le circuit pousse ensuite l’eau vers deux destinations : 90% va vers une chute d’oxygénation pour assurer l‘épuration de l’eau et 10% va vers un système de filtration naturel par des plantes aquatiques installées dans un petit bassin (5 à 10% de la surface totale de la piscine). Ce petit bassin est installé plus haut que l’espace de natation afin que la gravitation joue à plein son rôle. Le débit de la pompe est calibré afin que l’ensemble de l’eau de la piscine passe deux fois par jour au moins dans le bassin d’assainissement.
  • Piscine à traitement biologique uniquement : certains constructeurs préconisent une surface de bassin dédiée aux plantes largement supérieure que précédemment (de l’ordre de 50%) et se passent du système de pompage mécanique.

Quelle que soit la technique choisie, le but de l’installation est de recréé un écosystème biologique autonome. Chaque élément de l’installation a un rôle à jouer pour que l’équilibre global soit respecté.

Généralement, le secteur de natation est structurellement distinct de la zone d’assainissement. Cette dernière est un secteur peu profond contenant un substrat perméable où les micro-organismes utiles (bactéries), les roseaux et les plantes aquatiques filtrent l’eau par leurs racines. La zone de transition entre la zone d’épuration et la zone de natation peut atteindre 30 cm de profondeur. La végétation flottante occupe ce secteur le plus profond. La zone de natation quant à elle, peut gagner en profondeur et atteindre 1.80 à 2 mètres de fond.

Les avantages

L’eau est douce et non agressive pour la peau puisqu’aucun produit chimique ne vient s’ajouter. Si le système de filtration par les plantes est bien dosé, la dureté de l’eau s’équilibre de façon autonome. Le PH de l’eau n’est donc pas affecté et il n’a donc pas besoin d’être surveillé et contrôlé. Le bassin peut facilement s’intégrer dans tous les types de jardins et s’aménager à l’envie. Le coût de fonctionnement est réduit à sa plus simple expression puisque le système fonctionne en toute autonomie. Le bassin peut être aussi un lieu sensationnel de bio-diversité puisque les plantes vont accueillir rapidement des grenouilles et une multitude de petits invertébrés. L’introduction de certaines espèces de poissons est également vivement recommandée comme l’achigan à petite bouche par exemple qui se chargera de nettoyer activement les surfaces.

Les inconvénients

Le principal inconvénient de la piscine naturelle est qu’il est difficile mais pas impossible de la chauffer. En effet, impossible de bâcher mais il est possible toutefois d’installer sous les plantes une bâche sombre qui agira comme un grand capteur solaire (toute proportion gardée bien sûr !). Autre impératif, une piscine naturelle demande un minimum de connaissance et de goût pour le jardinage. Les plantes filtrantes doivent être régulièrement entretenues du moins dans les premières années. Le système crée également l’apparition inévitable d’une pellicule verdâtre et glissante sur les margelles.

Le coût d’une piscine naturelle

Le coût d’une piscine naturelle est peu ou prou le même que celui d’une piscine conventionnelle (de 400 € à 500 € par mètre carré). Par contre, le coût d’utilisation ensuite est largement inférieur puisque le fonctionnement est autonome. Aucun produits chimiques n’est à rajouter. Une maintenance minimum est à réaliser une fois par an pour veiller à ce que les plantes assurent de façon optimale leur tâche de filtration et d’assainissement de l’eau.

Quelles plantes choisir ?

Le principal critère est de choisir des plantes qui conviennent au climat de votre région. Outre cette précaution, les plantes les plus utilisées sont généralement

  • les Carex et les Scirpus : grande végétation émergente pour le périmètre de la piscine.
  • la mauvaise herbe de pickerel (cordata de Pontederia), la Sagittaria et les primevères d’eau (Ludwigia) : pour les secteurs les moins profonds de la piscine.
  • les angustifolia de typha et les iris aquatiques en petite quantité
  • l’Elodea et le Ceratophyllum : rendement élevé en oxygène.
  • les Nymphaea et les Potamogeton : des plantes flottantes, submergentes et émergentes pour les profondeurs de 10 à 30 cm de profondeur

Pour lutter contre la prolifération des algues, il est recommandé de favoriser la croissance de plantes flottantes qui feront de l’ombre aux algues. Ainsi coupées de la lumière, elles seront moins invasives.

Comment installer les plantes ?

Selon le type du fond du bassin, les plantes peuvent être soit directement installées dans une couche de terre préalablement déposée sur la partie « plantes » du bassin, ou installées dans des pots. La deuxième solution revêt un côté pratique puisque les plantes peuvent être changées d’emplacements facilement mais permet aussi de limiter la prolifération dans le secteur de natation des plantes envahissantes et à croissance rapide d’atteindre le secteur de natation. Les pots utilisés doivent être surdimensionnés par rapport à la plante pour lui permettre de grandir sans rempotages excessifs. Généralement les plantations se font dans une couche de terre de 5 cm environ recouvert d’une couche de gravier de 2 cm environ.