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Les toxiques dans l’habitat
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Selon les résultats d’une enquête récente menée par l’Observatoire de la Qualité de l’Air, 10 % des logements sont trop pollués ! Ces pollutions proviennent partiellement des émissions des matériaux de construction et de décoration.

Pour obtenir une maison saine et ainsi éviter les allergies principalement et les problèmes respiratoires, le choix des matériaux de construction, de chauffage et de décoration est déterminant au même titre que le choix des produits d’entretien.

Quels polluants ?

L’intérieur de la maison est sujet à une concentration de polluants divers. De multiples enquêtes récentes ont pointé du doigt une réalité : l’air intérieur est bien plus pollué que l’air extérieur ! Quels sont les polluants ? En fait, la liste est longue !

Les polluants les plus courants sont ceux liés à l’activité des habitants : dioxyde de carbone rejeté pendant la respiration, microbes, bactéries et virus, odeurs corporelles ou encore fumée de tabac. A cela s’ajoutent les polluants issus d’une mauvaise aération du logement propice à l’apparition de moisissures, les monoxydes de carbone liés à un mauvais entretien ou un mauvais fonctionnement des appareils de chauffage, les acariens qui se concentrent dans les moquettes et les tapis, les voilages et les canapés, les produits chlorés (composés organo-chlorés) présents dans les insecticides, les fongicides...

Une autre catégorie de polluants appelés COV pour composés organiques volatils dont les formaldéhydes, mais aussi l’amiante, le plomb, le radon, les métaux lourds proviennent directement des matériaux de construction et des matériaux de décoration.

Construire sain

Il est impossible d’éliminer tous les polluants dans l’habitat mais il est par contre possible d’en limiter les sources en choisissant de façon éclairée les matériaux de construction ou de rénovation, les peintures et les revêtements.

Les composés organiques volatils (COV). Ils sont présents dans de nombreux produits et matériaux de construction et de décorations. Ils regroupent les hydrocarbures aromatiques, le benzène, toluène et xylène, le formaldéhyde, phénol, urée-formol, les cétones, acétone et les alcools, alcanes, aldéhydes. Tous ces polluants sont présents dans les mousses isolantes, les peintures et vernis, les moquettes et le linoléum non naturel, les bois des charpentes et des planchers, les bombes aérosols (produits insecticides, cire), les colles et les produits de nettoyage comme les diluants, les décapants, les détergents... Tous ces produits en concentration dans l’habitat peuvent provoquer des irritations cutanées, des yeux, des voies respiratoires et digestives mais aussi des réactions allergiques, des maux de tête, des vertiges, des nausées, des pertes de mémoire et des troubles de la concentration, de l’insomnie et pour certains produits, des risques cancérigènes (benzène et formaldéhyde principalement). Pour en venir à bout, seule une bonne ventilation de l’atmosphère intérieure est efficace. Le choix des matériaux lors de la construction ou de la rénovation doit bien évidemment participer à réduire les émissions de COV. Le formaldéhyde par exemple qui est présent dans de très nombreux produits d’usage courant en construction (mousses isolantes, laques, colles, vernis, encres, résines, papier, produits ménagers, pesticides...) peut être éviter en optant pour des matériaux naturels. Sont à éviter particulièrement tous les bois agglomérés, les contreplaqués mais aussi les vitrifiants pour parquets. Les COV sont surtout présents dans les premiers mois de construction mais peuvent également réapparaitre ensuite sous l’effet de la chaleur et de l’humidité.

L’amiante. Son emploi est désormais interdit en France mais de nombreuses maisons anciennes en présentent encore puisque ce produit a été largement utilisé comme isolant thermique (flocage de paroi ou de plafond, isolant des conduites d’eau chaude), pour la couverture de certains bâtiments en fibro-ciment, mais aussi en tant qu’isolant électrique ou encore comme isolant dans certains revêtements de sol. L’amiante est particulièrement dangereuse en vieillissant. Elle se désagrège et produit des particules infimes qui s’accumulent dans les poumons. L’amiante est cancérigène. Le désamiantage est une affaire de spécialistes.

Les composés organo-chlorés. Ces produits à base de chlore sont surtout présents dans le traitement des bois de construction. Ils regroupent le DDT, le lindane, la dieldrine, le PCP (pentaclorophénol), le PCB (polychlorobiphényles), le carbonyl, le dinitrophénol, le fluorure de sodium. Ces produits sont responsables de nombreux troubles de santé comme des irritations des bronches, des crampes abdominales, des maux de tête... Il est largement possible de les éviter en optant lors de la construction ou de la rénovation pour des essences de bois naturellement résistantes aux insectes et au pourrissement comme le châtaignier, le chêne, le hêtre, le mélèze...

Une fois installé, les traitements naturels peuvent être utilisés comme des vernis biologiques, des cires et huiles dures naturelles. En cas de doute, le mieux est de recouvrir le bois d’un isolant naturel pour bloquer les émanations de polluants.

Le radon. Il provient de la décomposition de l’uranium qui se trouve naturellement dans le sol. C’est un gaz radioactif qui en forte concentration provoque le cancer du poumon. Il s’insinue dans les habitations par les sols en terre battue et en béton, les fissures des murs, les canalisations et dans le cas d’une installation de puits canadien. Pour s’en débarrasser il suffit tout simplement d’aérer régulièrement la maison et de procéder à la pose d’étanchéité sur les sols.

Les métaux lourds. Ils sont présents en construction dans les peintures au plomb, au cadmium et à l’étain ainsi que dans les anciennes canalisations d’eau potable au plomb. Pour s’en débarrasser, il convient de remplacer les peintures détériorées en prenant garde de tout éliminer sans les brûler. Si vos canalisations sont en plomb, l’eau du robinet doit être filtrée avec un système à osmose inverse.

Les dioxydes de carbone. Ils proviennent principalement de la mauvaise combustion d’un appareil de chauffage ou d’un chauffe-eau défectueux. Toutes ces installations doivent être révisées régulièrement et changées le cas échéant pour plus de sûreté.

Les parades ? la concentration des polluants

La meilleure parade pour éviter la concentration des polluants est d’éviter d’en installer chez soi, mais aussi d’aérer au maximum la maison même dans les grandes villes industrielles. En effet, la pollution intérieure est toujours largement supérieure à celle de l’extérieur ! Une autre solution consiste à installer un maximum de plantes de différentes espèces à la maison. En effet, les plantes ont la propriété de dépolluer l’air par échange gazeux. Les polluants de l’air sont absorbés par les feuilles et des micro-organismes présents dans les racines convertissent les polluants en produits organiques qui servent alors à nourrir les plantes. Plus les plantes sont grosses, plus la surface de feuille est importante et plus l’échange gazeux est important. Chaque plante est « spécialisée » dans un polluant : l’Aloe vera par exemple et le Philodendron éliminent respectivement 90% et 86% du formaldéhyde. Le Philodendron qui élimine aussi le pentachlorophénol. Le Chrysanthème élimine le trichloréthylène, le Chlorophytum élimine le monoxyde de carbone, le Lierre élimine le benzène. Il faut au maximum une plante par 9 m² pour obtenir une efficacité notoire. Les plantes peuvent être installées dans toutes les pièces y compris malgré une idée reçue, dans les chambres.


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